A l'occasion d'une "campagne d'évangélisation" de Billy Graham en France, j'ai adressé à la personne chargée de son organisation la lettre suivante :
Madame,
Il y a quelques semaines, j'ai noté dans une station de métro parisien un numéro de téléphone qu'une grande affiche m'invitait à appeler pour obtenir gratuitement l'envoi d'un livre. L'annonce promettait que sa lecture pouvait faciliter l'approche d'une relation privilégiée avec "Dieu". Intéressé, j'ai appelé et demandé le livre. Je l'ai bien reçu et vous en remercie. Sa lecture soutenue a retenu toute mon attention mais a soulevé en moi un certain nombre d'interrogations. Je voudrais me permettre de vous en exprimer au moins une qui me chagrine particulièrement.
Auparavant, je me présente à vous brièvement : âgé de 54 ans, je suis marié, père et grand-père. J'exerce les fonctions de cadre technico-commercial au sein du département international d'un groupe pharmaceutique et mes activités se déroulent en grande partie dans les pays du Tiers monde. Né dans une famille chrétienne italienne, je ne suis pas croyant.
J'en viens à ce qui, dans votre livre, m'empêche de tirer le profit que vous souhaiteriez sans doute qu'il m'apportât. Le but des pages que vos amis ont écrites est, si je comprends bien, de proposer au lecteur la félicité au travers d'une relation avec "Dieu". Dans mon cas particulier, plutôt que "la félicité", il conviendrait d'écrire "une plus grande félicité", parce que je suis déjà un homme heureux. Et c'est bien ce qui m'embarrasse. Car je suis gêné d'être heureux. Ma conscience me dit que je n'en ai pas le droit et que je devrais m'en culpabiliser en permanence. Or, si j'arrivais à tirer profit de l'expérience que votre livre m'invite à entreprendre, je serais encore plus heureux, donc encore plus gêné, donc pus encore invité par ma conscience à me blâmer de l'être.
Lorsqu'il advient qu'on me demande si je suis heureux, je réponds "oui, hélas!". Pourquoi oui, pourquoi hélas?
OUI, car je me sens tel. Tout va bien, tout fonctionne à peu près parfaitement. J'accepte ma place dans l'univers, dans la nature, dans la société. Je suis plutôt bien intégré à mon milieu. J'adore ma femme qui me le rend bien. Je mange à ma faim. J'aime l'humanité et la nature, les enfants, les animaux, la musique et les couleurs. J'accepte de vieillir, de voir mon organisme commencer à se déglinguer, d'être mortel. Je mesure surtout (quasiment en permanence) la chance exceptionnelle que j'ai d'avoir émergé, ne fut-ce que pour un éclair de temps, du néant. Je suis certes conscient de la fragilité potentielle de cette félicité mais, pour le moment, elle existe. Cependant, je conçois qu'on puisse être plus heureux encore et même infiniment; d'où l'intérêt éventuel de votre proposition.
Mais pourquoi HELAS? Hélas, car la pensée suivante m'obsède : "TANT QU'UN ENFANT SOUFFRIRA, NUL N'AURA LE DROIT D'ÊTRE HEUREUX". L'année qui vient de s'achever aura emporté, dans le Tiers monde, 15 millions d'enfants innocents. TUES par le manque de nourriture ou/et de soins. Honte à moi d'être un homme heureux, bien soigné et bien nourri (même un peu bedonnant!). Nous savons déjà que l'année qui vient fauchera le même nombre d'innocents, dans les mêmes conditions; des innocents aux joues décharnées, aux membres squelettiques, aux yeux hagards, qui meurent dans la poussière, environnés de mouches, au milieu de leurs excréments, pendant que mes petits-enfants, mes petits-neveux, les vôtres sans doute, sont bichonnés, cajolés, pomponnés et suralimentés. Je veux bien devenir davantage heureux que je ne suis, grâce à ce que vous proposez, mais ne serait-ce pas plus SCANDALEUX ENCORE? Lors de l'un de mes derniers séjours dans une ville du Tiers monde, j'ai vu, dans un quartier populaire (la "Zone" de Djibouti, pour tout vous dire), un enfant de deux ou trois ans ramasser et manger des détritus dans les eaux croupissantes d'un caniveau d'évacuation obstrué. Le spectacle est INSOUTENABLE. Comment pourrais-je à l'avenir me retrouver devant pareille situation, ou simplement y penser, avec une félicité encore plus grande que celle d'aujourd'hui?
Voilà ma question, mon objection, qui ferme la porte à la proposition que vous présentez de "prendre la vie à pleine mains" à la manière chrétienne. Puis-je vous demander de bien vouloir y apporter une réponse? (pour être plus précis, je devrais non pas écrire "c'est là ma question, mon objection" mais plutot "c'est là une de mes questions, de mes objections.." car j'en ai d'autres; je pourrai vous les proposer successivement à l'avenir si, naturellement, vous le voulez bien).
Mais restant sur le même sujet, je souhaiterais en terminant ajouter ceci : dans votre livre, parlant de l'intérêt et de l'amour de "Dieu" (page 9), il est écrit qu'il aime l'alcoolique, le toxicomane, celui dont la volonté est faible, qui n'a plus d'énergie, qui se sent paumé; le chômeur, l'adultère, l'adolescent incompris et l'homme d'affaires frustré. Pourquoi n'avoir pas ajouté à cette liste de deshérités (souvent parce qu'ils l'ont voulu...) l'INNOCENT enfant du Tiers monde analphabète, crasseux, pouilleux, tuberculeux, drépanocytaire, paludéen et dénutri? Et, par la même occasion, indiqué, si c'est le cas, A QUOI LUI SERT l'amour que "Dieu" lui porte et comment il pourrait "saisir la vie à pleines mains" alors qu'il n'a même pas la possibilité de l'attrapper par le bout des doigts? Il semblerait que votre livre n'a été écrit que pour les nantis Occidentaux.
J'espère ne pas vous avoir posé un problème trop difficile et vous assure par avance de mes remerciements pour la réponse que vous pourrez m'apporter.
Dans cette attente, veuillez agréer, Madame, l'expression de mes meilleures salutations.
P.S. Naturellement, le cas des enfants qui meurent de faim ou d'absence de soins n'est pas le seul drame qui me perturbe. Toute la misère du monde, passée et présente, essaie par solidarité de me retirer le droit d'être heureux. La NECESSITE DE PREDATION (la loi de la jungle), par exemple, qui CARACTERISE LA VIE, y compris végétale, m'interpelle particulièrement et je ne parviens pas à la concilier avec la notion du divin, encore moins avec celle de "justice" et d' "amour" divins.
(Cette lettre est restée sans réponse. Qui veut s'y hasarder ?)
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En plus d'un demi-siècle d'athéisme j'ai cherché, ailleurs que chez moi, sans jamais le trouver, l'énoncé de l'argument que je présente dans ce post-scriptum : un Dieu d'amour et de justice n'aurait pas créé la vie sur la base de la prédation.
Après 50 ans d'attente, dix-sept ans après l'avoir indiqué à Mme De Moss, je découvre enfin le même argument sous la plume d'un auteur, et non des moindres.
Dans son livre paru en 2004 "La forza della ragione" (La force de la Raison), Oriana Fallaci expose ce même motif du refus de croire. Elle précise même qu'il s'agit de la principale raison de son athéisme. On trouvera ci-après la traduction (par mes soins) du texte d'Oriana Fallaci qui reprend -talent littéraire en plus - mon argument.
"La forza della ragione" pages 22 & 23:
"Un lion qui poursuit une gazelle, la mord et la dévore, commet un acte de guerre. Un oiseau qui se précipite sur un ver, le saisit de son bec et l'avale vivant, commet un acte de guerre. Un poisson qui dévore un autre poisson, un insecte qui mange un autre insecte, un gamète qui en poursuit un autre, commet un acte de guerre. Et une ortie qui envahit un champ de blé, également. Un lierre qui entoure un arbre et le suffoque, idem. La guerre n'est pas une malédiction propre à notre nature : c'est une malédiction inhérente à la Vie. On ne se soustrait pas à la guerre car la guerre fait partie de la Vie. Ceci est monstrueux, j'en conviens. Tellement monstrueux que mon athéisme dérive principalement de cela. C'est-à-dire mon refus d'accepter l'idée d'un Dieu qui a inventé un monde où la Vie tue la Vie, mange la Vie. Un monde dans lequel, pour survivre, il faut tuer et manger d'autres êtres vivants, qu'il s'agisse d'un poulet, d'une moule ou d'une tomate. Si pareille exigence avait été réellement conçue par un Dieu créateur, je dis qu'il s'agirait d'un Dieu bien méchant"
Bravo Oriana !
Gaspard Angeleri
gaspard.angeleri@tele2.fr
Ce qui compte, et devrait faire l'objet d'une réponse, c'est le fait de savoir si l'immense misère du monde autorise à croire qu'il existe un "dieu" d'amour et de justice.
Gaspard Angeleri
Dieu existe-t-il ?
Un homme entra dans un salon de coiffure pour se faire couper les cheveux et tailler sa barbe comme il le faisait régulièrement. Il entama la conversation avec le barbier. Ils discutèrent de sujets nombreux et variés. Soudain, ils abordèrent le sujet de Dieu. Le barbier dit : "Écoute, je ne crois pas que Dieu existe comme tu le dis. " Pourquoi dis-tu cela ? " répondit le client. " Bien, c'est facile, tu n'as qu'à sortir dans la rue pour comprendre que Dieu n'existe pas. Dis-moi, si Dieu existait, y aurait-il tant de gens malades ? Y aurait-il tant d'enfants abandonnés ? Si Dieu existait, il n'y aurait pas de souffrance ni de peine. Je ne peux penser à un Dieu qui permet toutes ces choses. " Le client s'arrêta un moment pour penser mais il ne voulut pas répondre pour éviter toute confrontation. Le barbier termina son travail et le client sortit du salon. Tout de suite après sa sortie, il vit un homme dans la rue avec de longs cheveux et une barbe (il semblait bien qu'il avait été longtemps sans s'être occupé de lui-même car il avait l'air vraiment négligé). Le client retourna donc dans le salon et dit au barbier: "Tu sais quoi ? Les barbiers n'existent pas. " " Comment ça, les barbiers n'existent pas? demanda le barbier. Ne suis-je pas ici et ne suis-je pas un barbier moi-même ? " " Non ! s'écria le client. Ils n'existent pas parce que s'ils existaient, il n'y aurait pas de gens avec de longs cheveux et la barbe longue comme cet homme qui marche dans la rue. " "Ah, les barbiers existent. Ce qui arrive, c'est que les gens ne viennent pas à moi." " Exactement ! affirma le client. Tu l'as dit : Dieu existe. Ce qui arrive c'est que les gens ne vont pas vers LUI et ne LE cherchent pas, c'est pourquoi il y a tant de souffrance dans le monde. "
Malheureusement, elle ne prouve rien et ne répond nullement à des questions (essentielles) comme celles-ci :
1 - Est-il logique ou absurde de nier qu'un Dieu d'amour et de justice ait créé la vie sur la base de la prédation, obligeant de tuer l'autre pour vivre?
Pourquoi ne pas répondre simplement par oui ou par non à cette question?
2 - Vous dîtes que l'homme ne trouva pas Dieu car il ne le cherche pas. Comment les 15 millions d'enfants qui meurent chaque année faute de" nourriture et/ou de soins pourraient-ils chercher Dieu, le trouver et jouir de la même félicité que celle qui vous habite?
L'existence ou la non existence d'un "Dieu" peut être un sujet passionnant. Ce qui m'intéresse, et c'est le problème que je pose, c'est l'existence ou non d'un Dieu d'amour et de justice.
Pour le théologien juif Hans Jonas, "Dieu" est devenu IMPUISSANT. Il a découvert ça après Auschwitz. Je préfèrerais plutôt croire (mais ce n'est pas le cas!) en une "Dieu" méchant.
Pourquoi ne me communiqueriez-vous pas votre e mail. Ce serait plus facile que par blog. J'aurais tellement d'argument à vous présenter pour justifier l'incroyance. Les chrétiens évangéliques n'en ont généralement pas la moindre idée. Les catholiques "moyens" encore moins...
Gaspard ANGELERI. Deux adresses au choix :
gaspard.angeleri@tele2.fr
gasang@libero.it
a jeté l'éponge ?
Qui veut répondre à sa place ?
Je viens de lire un peu votre Blog et vous voyez je pense que vous voulez essayer de convaincre les gens que Dieu si Il existait il y aurait pas de guerre pas de famine,pas d'enfant qui se meurent dans les rues, pas d'enfant qui se prostituent, pas de gens qui font le mal, pas de gens...
Je n'ai que 27 ans et je travaille avec des personnes handicapées, et rien dans ce monde ne pourrait couper la relation avec mon Dieu d'Amour.
Je crois que vous avez été à l'école du dimanche...il y a 60 ans, et bien vous avez du apprendre les première histoire de la bible.
Adam et Eve était libre, lorsqu'il ont désobéit Dieu ne leur a pas mis une gifle pour leurs dire: "Touche pas je t'ai dis".
Non, C'est un Dieu qui a laissé libre choix à Adam et Eve. Pourquoi? par Amour pour nous.
Les conséquences de cette désobéissance sont qu'ils ont été chassés du Jardin d'eden. Et vivre sur la terre.
Alors oui c'est un Dieu d'amour et un Dieu juste.
Les enfants qui meurent ce n'est pas Dieu qui fait ça. Mais à l'origine remontez un peu l'histoire de tous ces pays. Ces enfants ce ne sont que les conséquences de ces hommes qui ont eu un choix à faire dans leur vie.
Une dernière chose, Dieu vous aime et votre vie est riche et bénie, Gloire à Dieu, Mais une fois au Ciel Vous aurez des comptes à rendre, notre vie est comme un caddie, ont y met tout ce qu'on veut durant notre vie, mais à la fin il y a la caissière.
Je ne permettrai pas de vous juger, ce n'est pas mon rôle, mais de toute façon Dieu n'a pas besoin d'un avocat. Demandez lui donc directement.
Gaspard Merci d'être Heureux je rencontre rarement des gens comme vous c'est pas honteux, je vais prier mon Dieu pour que vous rencontriez le Seigneur.
amicalement,
Sylvain.
Que pensez-vous de ma raison principale pour laquelle Oriana Fallaci est athée, à savoir que Dieu aurait créé la vie sur la base de la prédation (obligation de tuer l'autre pour vivre)?
Pourquoi les croyants ne répondent-ils pas à cette question?
Vous priez pour que je rencontre le Seigneur? A-t-il besoin de vos prières pour se faire rencontrer? A-t-il besoin qu'on le prie pour faire ce qu'on souhaite? Je ne comprends pas cette logique !
Cordialement,
Gaspard
Merci pour ta réponse, ce message est pour répondre du mieux que je peux à ta question concernant Oriana Fallaci.
Je trouve déjà que cette femme n'est pas vraiment le genre de femme ou de journaliste que j'apprécis( tu vas me répondre pour un chrétien! normal!!)
Enfin je ne suis pas là pour faire son procés.
La prédation est sûrement son mode de fonctionnement, c'est clair, mais Dieu lui nous a crées pour remplacer à l'origine la place qu'avait satan au ciel, c'est à dire la louange. Satan voulant que la louange lui soit adressée, il fut chassé et Dieu nous créa pour cela. Donc voilà Pourquoi nous sommes sur terre. Alors vous pensez que vraiment il nous a crée pour nous entre-tuer, je te le redis, l'homme est libre, Si un homme veut prendre le pays d'un autre quels moyens trouvent-ils? le partage? non se sera le plus fort. Oriana qui citait que les musulmans étaient comme des "rats". Nous ne sommes pas des animaux, c'est sûr il y a beaucoup de gens qui font pareil mais non Dieu nous a crée pour nous aimés les uns les autres comme lui nous aimes.
Voilà j'espère avoir répondu à votre question, je ne suis pas un super théologien mais c'est ma réponse.
Et pour la seconde, je vais vous dire encore une fois non il n'a pas besoin de mes prières pour que vous le rencontriez, car je pense que vous l'avez déjà rencontré. Dans Apocalypse 3.20" Voici je me tiens à la porte(votre coeur)et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte;j'entrerai chez lui, je souperai avec lui et lui avec moi"
Encore une chose non Dieu n'a pas besoin qu'on lui dise toutes choses, car il sait tout, il voit tout. Mais il veut simplement nouer une relation avec nous, car c'est un Dieu qui écoute, qui comprends et qui aime partager nos joies, comme nos moments de douleurs. Et puis Dieu veut que nous soyons heureux, il veut notre bonheur, et Dieu ne fait pas toujours ce qu'on souhaite, moi je souhaiterai tant être avec ma fille, mais Dieu n'est pas magicien, qui fait tout par enchantement. oh non, à ce moment là il y aurait pas de guerre, pas de gens pauvres, ce serait le paradis.
Depuis Adam et Eve l'Homme a coupé les liens d'avec Dieu, c'est à l'homme de revenir vers son créateur.
Dieu il vient toujours au deuxième pas, mais il ne vient jamais de force.Par Amour pour vous.
Je commence à vous aimez, c'est marrant on se connaît pas, mais j'aime les gens qui se pose des questions. Il y a des chrétiens qui feraient biende s'en poser un peu plus...
Le Seigneur vous aime
Salutations
Sylvain.
Vous ne mettez pas de réponse, et je pense savoir pourquoi, vous avez sûrement dû voir mon Blog et vous avez dû constatez que je suis de l'Armée du Salut (Secte....) J'ai vu aussi que vous faîtes partis de la Grande Loge de France, Franc-maçonnerie. Et oui, Vous savez j'avais demandé au Seigneur de m'éclairer et il l'a fait. Je ne vais pas vous juger, car je connaît peu ce mouvement qui est le votre. Je vais me documenter. Et je ne vais pas essayer de vous convaincre de quoi que se soit.
Je vais continuer à prier pour vous, non pas que vous "recontriez" une religion, mais le Dieu,créateur du ciel et de la Terre. Vous avez mon Mail si vous voulez continuez de correspondre.
Amicalement.
Sylvain.
Non, ce n'est pas parce que tu es salutiste que je n'ai pas répondu. C'est simplement parce que les jours passent vite.. surtout à mon âge (73).. et puis, j'ai parfois du mal à me connecter. On me dit que dans mon hameau perdu de Toscane, je n'ai pas toujours le nombre de Kbits voulus...
A ma logique, ta réponse à la question de savoir comment il est possible qu'un "Dieu" d'amour et de justice ait créé (car c'est bien lui qui l'a créée?) la vie sur la base de la prédation n'est pas une réponse valable. Je t'en pose une autre, sachant que tu trouveras une réponse et prévoyant qu'elle n'en sera pas une : le "Dieu" qui aurait fabriqué la planète sur laquelle nous vivons, aurait bâtie ses parties habitables sur des plaques tectoniques, sachant à l'avance, car il serait omniscient, que ces plaques en mouvement créeraient d'épouvantables tremblements de terre et des tsunamis meurtriers (meurtriers pour des adultes soi-disant pécheurs, mais aussi pour les enfants innocents). Est-ce de l'amour, ça?
Oriana Fallacci ne m'intéresse pas comme personne. Ce qui m'intéresse, ce sont les raisons de son athéisme qui sont aussi les miennes (ou des miennes, car il n'y a pas que celles-là). La vie est basée sur le principe de la prédation parce qu'un certain Satan est devenu fou? Ca tient, ça? Quand un gros poisson en croque un petit, pour survivre, il paye pour Satan? Et un "Dieu" d'amour regarde le spectacle sans lever le petit doigt? En disant: "j'accepte le spectacle. Ce n'est que justice"? Comment peut-on croire cela?
Tu dis que je me pose des questions. Je ne m'en pose plus depuis longtemps. Je n'ai que des objections et des motifs de m'opposer aux croyances religieuses, trompeuses et culpabilisatrices.
Comment as-tu su que je suis franc-maçon (du G.O. pas de la G.L.)? As-tu eu connaissance hors de ce bog de mon témoignage "J'ai dit non à ma secte" publié par l'Union des Athées? Je précise que cette appartenance n'a pas grand chose à voir avec mon incroyance et ma lutte contre la mystification des croyances religieuses.
Je termine pour aujourd'hui en te proposant un texte que j'ai écrit il y a quelques années après la catastrophe du Nevado del Ruiz.
La prière papale
ou : la pape a prié pour les
victimes du volcan.
En 1986, une éruption volcanique en Colombie a causé une multitude de victimes. Parmi elles, une enfant de douze ans, ensevelie jusqu'au cou dans la boue, est morte devant une camera. L'image fit le tour du monde. Le pape a fait savoir qu'il avait "prié" pour les victimes de cette catastrophe. Cette "prière" m'inspira l'article suivant, paru dans "La Calotte" de mars 1986 :
"Le pape a prié pour les victimes de l'éruption volcanique de Colombie" nous a appris "France-Inter" dans un bulletin d'information.
La veille, Jean-Paul II avait pu voir comme nous à la télévision l'agonie, dans un lac de boue,d'une enfant de douze ans, Omayra Sabchez. Nul doute que la fillette a dû avoir une place de choix dans cette prière et, si le pape n'a pas révélé le contenu de son action de grâce, on peut, en toute logique, l'imaginer, par exemple, ainsi : "Mon Dieu, je te rends grâce pour l'étendue de tes bienfaits. Je veux parler, bien sûr, de la Colombie où il t'a plu de manifester la splendeur de ton oeuvre par le biais du Nevado del Ruiz. Ma prière concerne tout particulièrement cette enfant dont j'ai pu suivre les derniers instants sur mon petit écran. Tu aurais pu faire en sorte, comme pour des milliers d'autres victimes de l'éruption, que la mort emportât Omayra pendant son sommeil, mais, dans ta grâce infinie, tu l'a laissée vivre soixante heures de plus. Deux jours et demi pendant lesquels tu l'as bloquée dans la boue : pas trop pour qu'elle ne soit pas engloutie, assez pour qu'on ne puisse la tirer de là.
Tu aurais pu, sans miséricorde, la noyer dans la couche d'eau recouvrant la boue mais, dans ton immense bonté, tu as stoppé le niveau de l'eau à la bonne hauteur, juste au-dessous de sa lèvre inférieure. Toi seul, ô Dieu (*) pouvait viser si juste. Ainsi, elle pouvait respirer et même demander -en vain- que l'on essaie de t'attendrir en sa faveur par la pière ("priez pour moi" criait-elle). Enfin, au moment où, après une multitude d'efforts, les hommes -ces méchants!- allaient parvenir à la dégager, tu as montré ton absence de cruauté en mettant fin à la torture. Pour elle, mon Dieu, et pour les huit mille autres enfants d'Armero morts étouffés dans la boue froide, je te bénis et te rends grâce. Comme le dit ta Parole, tu es vraiment un Dieu d'Amour! Amen!"
(*) Ici, le lecteur doit résister à la tentation de confondre avec "odieux".
(page 122 de mes "Ecrits démystificateurs".
Je n'ai pas ton e mail. Peux-tu me le communiquer?
Le mien : gasang@libero.it
Cordialement
Gaspard
Si vous regardez à tout ce qui se passe dans le monde. Dans ces pays ou il y a la malnutrition, Dieu ne peut pas agir comme il veut car ce sont des pays imbibés de croyances que Dieu n'accepte pas voilà la vérité.
Le problème posé est le suivant : la misère du monde est-elle compatible avec l'existence d'un "Dieu" d'amour et de justice, (qui serait par ailleurs, bien sûr, tout puissant et omniscient)?
Le reste (ce qui manquerait ou ne manquerait pas à moi ou à vous, le fait d'être heureux ou ne pas l'être) n'a pas d'importance. C'est de votre "Dieu" dont il s'agit de montrer qu'il serait, s'il existait, un "Dieu" méchant et injuste.
Une dernière précision pour mon correspondant : si votre "Dieu" a créé la vie, il l'a créée sur le principe de la prédation (tuer pour manger) BIEN AVANT que "des pays soient imbibés de croyances qu'il n'accepte pas".
A-t-il fait payer d'avance?
Dieu a ensuite envoyé son fils dans la peau d'un etre humain pour racheté le "péché d'Adam". A partir de la l'home a de nouveau la possibilité de vivre éternellement et parfaitement. Mais Dieu posa des conditions: il faudra mériter cette vie et pour la mériter il faudra suivre ses directives: les 10 commandements et les enseignements de Jesus. Si les hommes respectaient ces "règles" qui se trouvent plutot etre des conseils il n'y aura plus de morts pour causes de guerres et de famines, plus d'histoire d'adultère, plus de sida (plus de fornication plus d'homosexualité) des commandements pas si compliqués que ca a suivre tout compte fait.
- La religion des Egyptiens a duré des millénaires. Il n'en reste RIEN,
- La mithraïsme a duré 19 siècles. Il ressemblait beaucoup au christianisme: Mithra, Dieu fait homme (comme Jésus), avait, pour ses adeptes, vécu sur terre, était mort et ressuscité pour le salut de l'humanité. Plus personne ne croit en lui; on l'a rangé au magasin des mythes et légendes. Il a pourtant failli l'emporter sur le christianisme : "Si le christianisme eût été frappé de quelque maladie mortelle, l'Europe serait mitraïste" (Ernest Renan); "Entre Jésus et Mithra, la course fut décisive pendant trois cents ans. Puis Jésus doubla son rival et arriva seul au poteau. L'autre avait dérapé dans le tournant de l'Histoire" (Georges Las Vergnas). Du mithraïsme, il ne reste que quelques ruines de mithrium.
En vieillissant, un mensonge ne devient pas vérité, une illusion ne devient pas réalité. Comme Brassens, mon contradicteur peut chanter : "Le temps ne fait rien à l'affaire..."
La longévité n'est une preuve ni de pérennité ni de vérité.
J'ajoute qu'en parlant de "4000 ans", mon interlocuteur montre son ignorance. Les plus anciens textes bibliques remontent à la réforme de Josias, au VIIIe siècle avant notre ère. La plupart des autres sont plus récents encore.
A cet autre contradicteur qui justifie "la non intervention de "Dieu" dans les affaires de l'homme parce que celui-ci lui a lancé le défi de se débrouiller sans lui"(par "affaire", il faut entendre "la grande misère de l'humanité"..), je réponds :
Quinze millions d'enfants meurent chaque année, faute de nourriture ou de soins. QUEL DEFI CES INNOCENTS ONT-ILS "LANCé A DIEU"? Cet "argument" de mon interlocuteur, outre qu'il est ridicule, est IMMORAL: un "Dieu" qui laisserait souffrir et mourir des ENFANTS INNOCENTS à cause de la faute de "l'homme" serait injuste et cruel. Pour tout dire : un salaud. Sa seule excuse est de ne pas exister.
Pour les petits enfants démunis de tout bien
Qui périssent de faim ou de tuberculose,
Honte soit aux humains qui ne font pas grand chose
Mais honte soit surtout à "Dieu" qui ne fait rien.
(mon lecteur aura compris qu'il faut lire "..à "Dieu" qui ne ferait rien s'il existait".)
Précision : mes contradicteurs, qui semblent faire partie, comme George W Bush, des "chrétiens évangéliques nés de nouveau (born again)", ne m'intéressent pas. Ce n'est pas pour eux que j'écris. C'est pour un autre type de lecteur éventuel, que je définirai ci-après. Certes, je répondrai toujours aux (faux) arguments de ces chrétiens car c'est facile à faire et parce qu'il ne faut pas laisser croire qu'ils pourraient avoir le dernier mot (Gaston Racine, le Billy Graham du pauvre, leur conseille d'ailleurs de ne pas polémiquer avec un incroyant - documenté et sachant raisonner, s'entend - mais certains imprudents ne tiennent pas compte de ce conseil). Mais, je le répète, ils ne m'intéressent pas. Pourquoi? Parce que je les crois définitivement aveuglés par leur fanatisme religieux et irrécupérables. Angoissés (il n'y a qu'à citer certains des cantiques qu'ils chantent pour s'en assurer), refusant la nature mortelle de l'homme, ils sont incapables de raisonnner. Ils acceptent les contradictions, ils avalent les absurdités, ils se nourrissent d'illusions. "Un croyant", disait Renan, "digèrerait des pierres".
J'écris pour quelqu'un d'autre, pour un jeune qui, élevé dans une secte trompeuse et culpabilisatrice, arrive à l'âge où un esprit droit et logique se pose des questions et commence à douter. Je voudrais pouvoir l'aider, par mon témoignage, mon expérience, ma documentation et mes arguments, à choisir son camp, à faire "le bon choix", à se dégager du conditionnement (lavage de cerveau) reçu, que ce soit chez les baptistes, les pentecôtistes, les adventistes (du 1er ou du 7ème jour), les témoins dits de "Jéhovah", les frères étroits (ou darbystes), les frères larges (cousins de précédents), les ravennistes (autres cousins des précédents), les mennonites, les salutistes, les auroristes... J'en passe sans oublier les victimes des grandes sectes qui ont réussi depuis longtemps (catholicisme, Islam..)
Que ce jeune n'hésite pas à me contacter.
Gaspard
je regardes toujours ton blog, car j'aime les gens comme vous. Je me pose pleins de questions aussi, j'ai quitté l'Armée du Salut après 25 ans. Car moi je veux suivre la parole de Dieu(pour moi) et non pas la parole d'un homme.
Dieu vous aime et moi aussi.
Parce qu'il a su trouver dans sa foi un équilibre personnel, le croyant s'imagine qu'il a découvert la Vérité Universelle.
A partir d'un certain degré d'engagement, ce ne sont plus des croyances que le croyant défend; ce sont des prises de position.
Dieu est semblable à Tout ou Partie de l'Univers Conscient ou Inconscient. Chaque Chose ou Etre Vivant est une manifestation de Dieu. L'expression "Dieu n'existe pas" ou "Je ne crois pas en Dieu" est une forme de paradoxe suicidaire et meurtrier dans la formulation du Verbe Créateur.
Le surnaturel diffère du naturel par son incompréhension scientifique. Or l'incompréhension est généralement du à un manque de connaissance. Il existe une forme de résurrection et de réincanation qui trouve sont explication rationnelle :
Le Champ de Tachyons (Particules ayant plus vite que la Lumière et ayant la capacité de transmettre des informations en remontant le temps) vectorisé vers l'Origine Universelle du Monde (le Big Bang) passe à travers toute forme de matière présente dans l'Univers adoptant le signal fréquentiel émis par l'objet traversé. Dans le cas d'un cerveau, siège de la conscience, il modélise un hologramme de l'esprit et le transfert en arrière dans le temps. Temps que notre conscience ne subit aucun obstacle à son évolution temporel normal, l'observateur ne se rend compte de rien, mais lors d'un choc émotionnel fatal, il favorise ainsi la résurrection sous forme de flash back pré-mortem et la métempsychose transgénérationnelle ascensionnelle (dirigée vers les ancêtres), ramenant le Savoir et la Connaissance du Futur vers le Passé par le Cycle des Renaissances. Le tachyonisme explique egalement les phénomène de déja vu.
DCLXVI : 666 en romain, est un anagramme de DIC LVX signifiant en latin une expression impérative de luminescence semblable à celle du Verbe Originel dans la genèse :
"Que la Lumière soit !"
dico :
- a - faire connaître, publier, dire.
- b - dédier, consacrer, vouer (à une divinité).
- c - employer pour la première fois, inaugurer.
dic : impératif de dico.
lux :
- 1 - lumière, lumière du jour, clarté.
- 2 - lumière de la vie, vie.
- 3 - lumière, vue, yeux.
QUEL JESUS ?
Monsieur Odon Vallet, "spécialiste des religions" que l'on voit de temps en temps sur les écrans de télévision lors d'émissions relatives aux questions religieuses, nous l'affirme sans ambages : "Il est certain que Jésus a existé. Cela ne fait aucun doute. La thèse mythique du siècle dernier (sic) n'a plus cours" (émission "C dans l'air").
Il est effectivement plus que jamais "politiquement incorrect" de nier ou de mettre en doute l'existence de celui dont le monde entier célèbre l'anniversaire le soir de Noël. Même dans les écrits récents émanant de milieux rationalistes on évoque plus souvent un Jésus réel que celui, mythique, de Prosper Alfaric...
Il ne s'agit pas, bien sûr de prendre en considération le point de vue des chrétiens. Pour eux, toute mise en doute à ce sujet, a fortiori toute négation, sont vécues comme un insulte à l'Histoire et à leur croyance. Certains, s'ils le pouvaient, demanderaient l'application de la loi Gayssot pour les négateurs de Jésus.
Mais l'incroyant, quel Jésus historique prut-il accepter?
La simple lecture des évangiles, seuls textes qui nous donnent des détails sur sa vie, entraîne, page après page, l'évanescence du personnage. Au fur et à mesure que l'incroyant les lit, il doit éliminer :
- sa conception miraculeuse, par la vertu d'un "Saint-Esprit" venu "couvrir sa mère de son ombre" pour la féconder,
- sa naissance d'une vierge,
- sa faculter de transformer l'eau en vin,
- celle de calmer d'un mot une violente tempête,
- de marcher sur l'eau,
- de multiplier à l'envi pains et poissons,
- de provoquer une pêche miraculeuse,
- d'extaire une monnaie de la bouche d'un poisson,
- de guérir multitude de malades incurables,
- de rendre la vue à des aveugles par un simple crachat,
- de se "transfigurer" en compagnie d'un Moïse et d'un Elie réincarnés pour la circonstance,
- de dialoguer avec "Satan",
- de rendre stérile un figuier en le maudissant,
- de ressusciter des morts à trois reprises, dont l'un en état de décomposition,
- de provoquer un déchirement du voile du temple, un séisme, la fente de rochers, l'ouverture de sépulcres et la résurrection de plusieurs corps, à l'occasion de sa mise à mort,
- de ressusciter d'entre les morts,
- de passer à travers les murs,
- de monter "au ciel" jusqu'à disparaître derrière un nuage.
Que reste-t-il après toutes ces éliminations?
Des discours.
Mais là encore, hélas pour lui, on retrouve le surnaturel et il va falloir procéder à de nouvelles amputations.
A plusieurs reprises en effet, Jésus annonce à l'avance sa mort et sa résurrection, "prophétie" inacceptable pour un incroyant.
Ailleurs, il raconte à l'avance, détails à l'appui, les événements qui se produiront 37 ans après sa mort présumée, lors de la prise de Jérusalem par Titus et la destruction du temple (Matt XXIV - Marc XIII - Luc XXI)
Comment, après toutes ces ablations, retrouver un personnage réel, humain, mortel? On ne connaît "Jésus", finalement, qu'au travers de ses miracles et de ses discours prophétiques, auxquels s'ajoutent, il est vrai, des "béatitudes" (énoncées bien avant "lui"), quelques "paraboles" sans grande portée et des imprécations contre ceux qui ne croient pas en lui auxquels il promet le "ver qui ne meurt point et le feu qui ne s'éteint point".
L'incroyant peut-il s'en satisfaire pour affirmer une existence historique?
Gaspard Angeleri
LA PRIERE
On n'a jamais autant entendu parler de prière qu'à l'occasion de la maladie et du décès de Jean-Paul II : "Le pape a demandé qu'on prie pour lui", "le cardinal S. invite les fidèles à prier pour la santé du pape", "la foule se recueille et prie"...
Au cours de la même période, nous avons appris que les Monégasques "priaient" pour leur souverain mourant.
A plusieurs reprises dans un passé récent, les catholiques ont été invités par leur chef à "prier pour la paix". On a "prié pour les victimes du tsunami". On prie pour ceci... on prie pour cela...
Mais que signifie donc "prier"? En quoi cette démarche consiste-t-elle? Sur quoi débouche-t-elle? Quelle est sa logique?
Le croyant, le chrétien en tout cas, nous présente plusieurs définitions et aspects de la prière. Il l'assimile à "un contact avec Dieu" (auquel les catholiques peuvent adjoindre "la Vierge" et "les Saints"), à "une relation intime avec l'au-delà", "une communion avec le Très-Haut", moyen de communication avec le Ciel qui lui permet de "répandre son âme devant Dieu", de lui adresser des louanges, de lui rendre grâce pour ses bienfaits et de solliciter de sa miséricorde le pain, la santé, la guérison, la preotection et mille autres faveurs.
Retenons la forme la plus courante de la prière, celle qui consiste à sdresser à Dieu demandes, requêtes, faveurs et suppliques. Cette démarche a-t-elle un sens? Car de quoi s'agit-il si ce n'est d'exprimer un besoin à celui qui le connaît déjà (il est omniscient)? Dieu a-t-il besoin qu'on lui expose un problème pour qu'il en prenne conscience et, à partir de là, agisse, quitte à changer sa décision initiale? Son choix a-t-il besoin d'être guidé par la présentation du cas que lui fait un misérable humain? Interviendra-t-il ou refusera-t-il d'intervenir sur la base d'une requête et non à partir de sa sagesse infinie? Refuserait-il de procurer à son enfant "son pain quotidien" si celui-ci négligeait de le lui demander en oubliant de prononcer le "Nptre Père"?
Cela a-t-il un sens de demander à Dieu de guérir le pape, tout en ajoutant "que ta volonté soit faite" (Matt VI 10), cette volonté imposant au mourant, de toute évidence, une longue agonie?
La prière-requête (c'est sa forme la plus courante) consiste à demander à Dieu soit de faire ce qu'il a déjà décidé de faire : c'est donc une démarche inutile, soit de faire le contraire de ce qu'il a décidé en espérant qu'il changera d'avis, ce qui dénoterait un caractère bien indécis et bien influençable pour un Dieu.
En réalité, les requêtes et louanges à un Dieu sont les séquelles d'un passé social au cours duquel les maîtres avaient droit de vie et de mort sur leurs sujets. Ceux-ci ne possédaient que la possibilité de supplier le tyran de concéder ses faveurs. Il les accordait ou les refusait sans être tenu de donner ses raisons et, dans tous les cas, l'esclave remerciait humblement. La prière du croyant prolonge cette mentalité.
Quand donc l'homme renoncera-t-il à bafouer ainsi sa Raison?
Gaspard Angeleri - Cet article est paru dans "Le Libre Penseur Vaudois"
Salut!
Ah que cela serait doux de croire! Pas de doutes...que des certitudes. Peu importe ma conduite, Ti-Père va tout me pardonner.
Mes excuses, mais c'est trop facile. Et surtout: Totalement Incohérent.
Non, je ne crois pas à Lui et encore moins à sa religion de capitaliss sauvage, de pédophiles en séries (Benoit Sex-Teen, quel choix Vrai), de menteurs, de manipulateurs, d'adorateurs d'idoles, etc. La liste est trop longue...
Félicitations pour votre site et vos textes.
Santé, sécurité et bien-être spatial. Michel
RESPECT DES CROYANCES ?
A l'occasion de la publication des caricatures de Mahomet et des réactions qu'elles ont entraînées, nous avons lu et entendu à maintes reprises, de la part d'autorités religieuses, politiques, journalistiques que "les croyances religieuses ne doivent faire l'objet d'aucune critique ou moquerie" et que "toutes les religions méritent le respect".
Nous, libres penseurs, récusons ces affirmations.
Les chrétiens dits "évangéliques", dont on évoque l'existence et le rôle depuis l'élection de Bush et la guerre en Irak, inscrivent dans leur doctrine ce principe : "Nous haïssons le péché mais nous aimons le pécheur".
Les libres penseurs peuvent adopter cette règle, mutatis mutandis.
Nous respectons l'homme, le croyant - lorsqu'il est sincère dans ses convictions, ce qui est le plus souvent le cas - mais nous critiquons, nous condamnons et rejetons les croyances religieuses que nous jugeons illusoires, mensongères et, pour certaines d'entre elles, dangereuses ou néfastes. Et, s'il le faut, nous utilisons l'arme de la dérision. "De quoi ririons-nous si nous n'avions la religion" demandait le grand Voltaire.
Je n'éprouve aucun respect pour une croyance qui consiste à affirme que "Dieu est amour" quand j'observe la misère humaine et animale.
Je condamne la croyance qui veut que je me reconnaisse "pécheur" et nécessiteux d'obtenir un "salut" grâce au sacrifice d'un innocent.
Je piétine la croyance en un "enfer"; je ris de celle en un "paradis".
Je ne ressens que mépris et indignation à l'égard d'une croyance qui veut qu'un "Dieu" exige que je coupe la vulve de ma fille ou le prépuce de mon fils.
Ce ne sont là que quelques exemples, choisis au hasard.
Mais je respecte l'individu qui, par ignorance, par incapacité de se dépouiller du conditionnement reçu, par faiblesse même, trouve son bonheur dans les absurdités, les contradictions et les illusions de la foi religieuse. A condition qu'il ne veuille pas m'imposer sa loi.
Et si le croyant voulait critiquer mon incrédulité, la dénoncer, la ridiculiser (si c'était possible !), je n'irais défiler dans aucun cortège, je ne brûlerais aucune ambassade, je ne demanderais aucune censure, aucune loi répressive; je ne lui ferais aucun procès. Et je défendrais, bien sûr, son droit à pratiquer son culte pour autant qu'il soit dégagé de toute velléité de cléricalisme.
Nous respectons l'homme, nous défendons ses droits mais nous dénonçons le poison des religions, de toutes les religions.
Gaspard Angeleri
En tout cas je suis amusé des réponses des personnes croyantes (et cela indépendamment de leur rattachement religieux) à défendre le fait que dieu ne peut pas sauver ceux qui ne croient pas, ou alors que dieu n'est pas responsable de la misère mais c'est l'homme qui l'est.
Alors dans ce cas je préfère croire en l'homme et laisser dieu dans son paradis. Car oser écrire que les hommes reçoivent ce qu'ils méritent parce que le soit disant premier homme aurait croqué dans une pomme interdite, bah merde alors ça fait cher la punition. Même le pire des homme ne serait pas aussi sadique :-)
Je suppose que si des "croyants" trainent ici, ils trouveront mon commentaire idiot et incohérent. Je leur répondrai certes, sans doute mon jeune âge y est pour quelque chose, mais je vais tout de même raconté un moment de ma vie. Récemment je suis allé au vietnam, pas la peine de revenir sur la situation de ce pays. Je vais parler de ce que j'y ai vécu. Que ce soit au nord (hanoï), au sud (HCMV) ou au centre (Hué) ou ailleurs, quand on est un jeune homme blanc occidental comme moi, il ne se passe pas un jour sans qu'une fille vous propose de se retrouver dans un hôtel... Attention, je précise que je ne parle pas d'une professionnelle, mais de filles rencontrées au détour d'un bar, d'un parc, d'un bus, d'un musée, d'une discothèque, d'un restaurant.... Pourquoi est-ce que toutes ces filles de 20-25 ans ont cet avenir limité ? Pourquoi est-ce que la petite fille vietnamienne qui a grandi en france n'a pas cet avenir ? Est-ce que dieu est bon seulement avec les blancs occidentaux ? Est-ce que dieu punit et s'acharne seulement les pauvres ? Est-ce parce que ces filles ne sont pas chrétiennes ou je sais pas quoi d'autres que dieu ne veut pas les aider ? Est-ce que ces filles méritent une telle punition à cause du passé ? Est-ce que ces filles ont demandés à naitre à cet endroit ? Je crois plutot qu'elles auraient préféré un endroit plus calme avec un avenir plus radieux. Moi quand je vois ça, je me dis que dieu n'est ni puissant ni amour. Mais qu'il est cruel et impuissant donc inutile car impuissant. Alors s'il est inutile, mais qu'une association d'être humain peut aider ces filles, alors je vais croire dans l'être humain, celui qui peut agir, celui qui peut changer les choses. Je ne vais donc pas croire en un dieu inutile et cruel. Je sais par avance que cela sera récupéré comme arguments par les croyants pour dire que l'association qui aide ces filles sont le travail de dieu, la partie de la poterie qui se laisse modeler et qui suit les conseils de dieu. Moi je ne verrais à ce genre de réponse qu'une récupération facile et malsaine d'un aveuglement qui est le vrai danger pour l'homme aujourd'hui.
Il n'y a pas de pardon après la mort, le seul pardon doit se faire sur terre et si possible, réfléchir à ce que l'on fait avant de devoir demander ce pardon. Croire en un pardon après la mort permet trop facilement de légitimer les erreurs commises...
Cordialement
Merci à Charles pour ce témoignage.
Je placerai prochainement sur mon blog le contenu d'une interview que dieu m'a accordée (sur le thème de la misère des enfants du Tiers Monde). Rendez-vous pour la lire, Charles. Je crois que ça t'intéressera.
Perso, je le savais …depuis longtemps je ne cessais de dire à mes ‘amis’ croyants, attention à votre dieu, ménagez le, ne l’accablez pas avec tout et n’importe quoi (surtout n’importe quoi d’ailleurs) et voilà ! Ce qui devait arriver …arriva …dieu a fini par s’écrouler sous le poids de ses attributs ! D’un dieu parfait, tout puissant, omniscient, omnipotent, omniprésent, éternel, l’équitable, le charitable, le juste …etc etc etc , en un mot, d’un dieu en pleine santé, il devint un dieu chétif, malade, hésitant, peureux, complexé, contradictoire, sans autorité, impuissant ou presque, …enfin, l’ombre de lui-même quoi ! ‘Les simples choses lui résistent et se rebellent’ !!! La misère dans le monde tient tête à son immense amour ! La Nature ne veut pas se plier face à lui ! Les dieux de l’Olympe reviennent le titiller sans pouvoir les dompter ... Entre nous …Gepetto et Pinocchio ce n’est pas plus drôle, honnêtement ?!…
‘Dieu est juste et équitable…mais, nous, pauvres humains, nous ne comprenons pas le sens de sa justice’ !!! Foutaises ! Il est juste pour qui alors ? Pour les cafards ? Les Martiens ? Comment Dieu, (Le Juste …) puisse punir quelqu’un pour la faute de quelqu’un d’autre ? Si Adam a ‘croqué la pomme avec Eve’ …quelle est la faute aux autres pour souffrir sur Terre ? Dieu aurait pu se contenter de punir Adam le pêcheur et laissé l’humanité au Paradis en paix non ? J’avoue je ne comprends pas cette logique étriqué ! Est-ce le fils d’un criminel ou d’un pêcheur est aussi un criminel ou un pêcheur ?
Un autre intervenant (Mr Xavier) nous confirme que dieu ‘omnipotent’ est devenu dieu ‘impotent’ …il ne peut plus se ‘déplacer’ pour aider les gens et ‘faire leurs coiffures’ c’est à eux de le chercher … d’aller vers lui …bon ça sous-entend que les gens qui répondent à l’appel de dieu sont moins malheureux …épargnés dans un sens …Pour notre ‘ami’ Xavier, je rappelle que parmi les grandes catastrophes naturelles de l’histoire, il y a le séisme du Sud de l’Italie le 28 décembre 1908 (100 000 morts ) …. Vraisemblablement de bons chrétiens … Plus édifiant le tremblement de terre en Lisbonne le 1er novembre 1755 : (Citation hérodote.com : … La très belle capitale du Portugal, qui doit sa prospérité à un immense empire colonial, est presque entièrement détruite par le séisme et par l'incendie qui lui fait suite. 60.000 victimes restent sous les décombres. Beaucoup d'entre elles meurent dans l'effondrement des églises, où elles assistaient à l'office de la Toussaint. ) !! C’est littéralement ‘aller vers dieu’ et dans le sens propre aussi …
D’ailleurs cet argument est de plus néfastes …chaque communauté religieuse se vante quand une catastrophe survienne chez une autre : ‘Ah, ah, vous voyez …dieu leur a envoyé un avertissement pour suivre le droit chemin …le nôtre !’ Tandis que les prédicateurs de celle qui a reçu ‘l’avertissement’ essayent d’en tirer profit en disant à leurs ‘ouailles’ ‘Vous voyez, on vous a prévenu, on vous l’a bien dit …donc il faut plus de religion …plus de fanatisme plus de fermeture plus d’obscurantisme…les mécréants ce sont les autres …’et c’est un cercle vraiment vicieux …c’est ‘le mode d’emploi’ dont parle l’intervenant ‘le messager’ (sans jeu de mots).
Encore un autre intervenant ‘Marc’ nous renseigne que dieu n’est plus omniprésent …c'est-à-dire présent partout et nulle part …mais, en fait, il apparaît et disparaît au gré des nuages dans le ciel, du jeu malhabile du vent avec le feuillage d’un arbre, dans le marc de café …dieu est revenu au stade de l’enfance, il joue à cache-cache avec nous …dieu joueur de bonneteau …’tu vois ma face, hop, elle est là, elle est là bas, elle n'est plus …devine où elle est !’ Ou peut être, il est timide, il a honte ou peur de se montrer sous une forme claire et indéniable comme le soleil et dire voilà je suis là une fois pour toute ! NON… ça serait très simple. Dieu, il aime le mystère … « - Tu l’as vu toi ? – Non, et toi ? – Non plus, mais il paraît qu’il y a quelqu’un au Brésil qui a entendu parler de quelqu’un dire qu’il y a quelque part dans un village en Inde ou en Chine ou peut être aux Etats-Unis, je ne suis pas sûr, une personne myope qui en somnolant devant le soleil couchant … dans une fraction de seconde … entre le rêve et la piqûre de moustique …a vu l' espèce d'un 'flash' ! Donc ça doit être dieu ….Alléluia … » A suivre …
Le commentaire ci-dessus, de Joudjoud, mêle l'humour à la logique la plus rigoureuse.
Nous attendons avec impatience la suite qu'il nous promet. Merci à lui d'utiliser ce blog pour nous présenter ses écrits démystificateurs.
G.A.
C’est moi qui te remercie de m’avoir donné l’occasion de m’exprimer sur ton blog. La qualité de tes interventions, la justesse de tes arguments, ta connaissance du sujet traité…m’ont encouragé à participer modestement (et à ma façon) à ce débat. …
Il est amusant de noter que souvent, nous sommes obligés (nous athées) d’apprendre aux ‘croyants’ les principes de leurs propres religions avant de leur démontrer qu’ils sont faux !! Ainsi, je cite par exemple quelques phrases de l’intervention de Pi : « Dieu est semblable à Tout ou Partie de l'Univers Conscient ou Inconscient » !! Bon, voilà le type de définition qui ne veut rien dire …ou bien « …il favorise ainsi la résurrection sous forme de flash back pré-mortem et la métempsychose transgénérationnelle ascensionnelle (dirigée vers les ancêtres), ramenant le Savoir et la Connaissance du Futur vers le Passé par le Cycle des Renaissances. Le tachyonisme explique egalement les phénomène de déja vu. » Non, mais franchement, qui peut prendre des telles paroles pour ‘une explication’ ?! Et va après, essaie de convaincre ce monsieur qu’il est à côté de la plaque !
En fait, c’est beaucoup plus simple, la définition de Dieu la plus utilisée et la plus cohérente avec sa logique c’est : ‘l’ensemble de ‘bons’ superlatifs de toutes les langues humaines joint à un autre ensemble de postulats’, exemple : si tu dis grand, Dieu est Le plus grand, si tu dis savant, Dieu est l’Omniscient, et si tu dis juste, il est Le plus juste et ainsi de suite…dans le chapitre des postulats : Dieu n’est pas une créature, il est éternel etc… donc rien ne peut lui être semblable et rien ne peut échapper à son autorité autrement l’idée d’un seul Dieu (le monothéisme) s’écroule …ça va de soi. Il en résulte bien entendu des contradictions insolubles et certaines qualités inconciliables, le sujet qui inaugure ce blog, celui de notre ami Gaspard Angeleri , d’un dieu juste ou dieu d’Amour qui accepte la misère dans le monde est un exemple de ces contradictions, l’idée d’un dieu aimable qui crée lui-même le diable (symbole de la méchanceté) en est une autre, celle d’un dieu équitable qui punit les gens pour l’éternité ou encore le dieu omniscient qui donne le libre arbitre à l’homme sachant qu’il va commettre des erreurs …Toutes ces ‘incompatibilités’ ont été les sujets de réflexion et de discussion de milliers de religieux et de philosophes dans l’histoire …résultat : ça ne peut pas aller …n’en déplaise aux croyants : Dieu ne peut pas exister !
Vous n’êtes toujours pas convaincus ? Bon, j’ai deux petits problèmes logiques en forme d’équations à vous soumettre, je les ajoute à la question déjà posée par notre ami Gaspard (avec sa permission). Qui sait, si vous arrivez à les résoudre ça m’aide un peu à mieux vous comprendre.
1) Dans la logique théiste, Dieu est l’existence même sans limites et sans conditions, ‘rien’ ne peut exister en ‘dehors’ de Dieu, sinon, on aurait besoin d’une autre existence qui contiendrait Dieu et ce ‘rien’, donc impossible, parce que Dieu ne peut pas être le ‘contenu de’, amis croyants, jusque là c’est clair j’espère ?!….Puis, on ajoute que Dieu est le créateur de l’Univers et tout ce qui en découle …ce qui implique que l’Univers existe* … Oops ! Ici, il y a un gros problème, quelque chose ne va pas : si Dieu a créé l’Univers, et lui c’est l’Existence même donc l’Univers existe ‘quelque part’ en Dieu … dans ce cas Dieu se crée lui-même ?!! Sapristi ! …Or la logique théiste dit que : LE CREATEUR n’est pas une créature ! Comment faire ?! …
* (Certains philosophes par le passé doutaient de l’existence du monde ! La réponse est venue avec Descartes et son : « Cogito ! ergo sum ! » Je pense, donc j’existe …)
2) Toujours dans la même logique : Dieu est Parfait, conséquence directe de sa définition : il est : Omniscient, Omnipotent, Omniprésent, Eternel etc …il ne peut pas ne pas être Parfait, imaginez qu’il lui manque quelque chose et qu’il soit tributaire de celui qui l’a ! ça ne se fait pas…D’autre part, sa création de l’Univers n’est pas involontaire (d’ailleurs pour Dieu ce terme ‘involontaire’ n’a pas de sens puisque étant omnipotent rien ne peut lui être involontaire …passons), Dieu l’a crée par un acte volontaire, il le voulait, ainsi que l’Homme, le Diable et toute la tralala …Par ailleurs, une action volontaire est toujours ‘afin de …’ …Et voilà de nouveau le hic ! Pour LE PARFAIT, son action afin de quoi ? Il est déjà PARFAIT …vous suivez ? Donc, comment LE PARFAIT agit encore ? Comment le PARFAIT a encore la volonté ou le désir de FAIRE ? Ce n’est pas logique ? Le PARFAIT n’est plus perfectible, le parfait n’a pas à se parfaire, un parfait en action devient un devenir et le devenir n’est pas parfait …Amis théistes, HELP ! Avez-vous la solution de ces puzzles ?
Ainsi, Dieu, dans les trois grandes religions monothéistes, n’est qu’une idée construite d’après une logique naïve, remaniée tout au long de l’histoire pour aboutir enfin à une image, seuls les simples d’esprit (désolé) puissent encore l’accepter. Pour cette raison, à chaque fois qu’on confronte cette idée avec la réalité ou une logique un peu plus rigoureuse, elle se brise, se désintègre et éclate en mille morceaux. Inutile de lui chercher encore et toujours de fausses justifications pour colmater ses brèches et la maintenir en ‘respiration artificielle’, ça ne sert à rien…il faut accepter de faire le deuil de Dieu …tout simplement.
Pour ceux ou celles qui veulent malgré tout continuer à y croire, je leur dis : Bon courage, vous avez toute ma compassion et si vous réussirez un jour à extirper ce dieu de ses contradictions, si vous lui trouverez une place dans le monde en dehors de votre propre imagination, si vous seriez intellectuellement honnête avec vous-même en ayant une telle conviction …là oui, je serai prêt à vous écouter sérieusement …
Une interview de Dieu
On se souvient de la grande famine qu'a connue l'Ethiopie au milieu des années 80. J'avais interrogé Dieu à l'époque, à ce sujet , pour le compte du périodique "La Raison", organe de la Libre Pensée qui avait publié cette interview. En voici le texte:
La Raison : Seigneur, vous avez accepté de recevoir un représentant de "La Raison", journal qui vous est hostile, alors que vous n'accordez jamais d'interview aux journaux qui vous soutiennent, comme "La Croix" ou "L'Osservatore Romano" etc. Nous vous en remercions mais comment expliquez-vous cette apparente contradiction?
Dieu : Si tu commences avec les demandes d'explications sur mes contradictions, tu n'es pas au bout de tes peines... Mais ta question est bonne car elle me permet d'emblée de rappeler un de mes grands principes : mes voies sont impénétrables et, comme je l'ai dit par la bouche de l'Ecclésiaste (III, 11) : "L'homme ne peut saisir l'oeuvre que Dieu fait, du commencement jusqu'à la fin". Mais tu peux me tutoyer. Les protestants me tutoient depuis toujours, les catholiques s(y sont mis depuis quelque decennies. J'autorise les athées à faire de même.
La Raison : Tutoyons-nous donc. L'objet de cette interview, Seigneur, est de te demander ce que tu penses de la faim au Sahel.
Dieu : Je reçois beaucoup de monde venant de là, ces temps-ci. D'ailleurs, d'une façon générale, je reçois toujours plus d'âmes d'enfants des pays du Sud que des nations industrialisées du Nord.
La Raison : Sais-tu, pour la seule Afrique, combien d'enfants meurent chaque année?
Dieu : Naturellement, je le sais ! Tu sais bien que je sais tout.
La R : 5 millions !
D : Très exactement 5.223.536 en 1985
La R : Tu tiens une comptabilité très précise !
D : Si je me soucie de la nourriture des oiseaux, si je revêts le lis des champs, si je compte les cheveux des têtes (Matt. X, 30), tu penses bien que je recense aussi les âmes des petits Ethiopiens.
La R : Tu veux dire... leurs cadavres rabougris?
D : Je voudrais que cet entretien garde un certain niveau de dignité. J'ai dit : leurs âmes.
La R : De très nombreuses consciences se sont émues devant les images que la télévision nous montre depuis plusieurs mois. Y compris parmi tes adorateurs. Un cardinal (Basil Hume) a même parlé de "scandale". Comment expliques-tu ton mutisme et ton immobilisme devant ce drame?
D : C'est aux hommes d'agir. C'est la responsabilité que je leur ai laissée. Je suis Amour, même s'il n'y paraît pas au travers du cas des enfants dont tu parles, mais je l'ai prouvé par ailleurs.
La R : Par ailleurs?
D : Oui, nous en reparlerons, situ veux, un autre jour
La R : Bien volontiers
D : Je disais donc que je suis Amour mais je suis aussi Liberté. J'ai laissé à l'homme le libre choix de ses actions et je respecte sa liberté
La R : Même quand elle conduit au crime? Peut-on parler de liberté à propos d'une créature qui n'a même pas demandé à exister, lorsque cette liberté a été inventée et imposée par le créateur? Et quand bien même cette liberté aurait un sens, n'est-elle pas la liberté laissée au loup dans la bergerie? N'es-tu pas en train de persévérer dans l'erreur en la respectant chez un Homme qui t'a prouvé depuis longtemps qu'il ne savait en faire qu'un mauvais usage?
D : Je ne commets jamais d'erreur. Sais-tu par exemple que si l'homme consacrait aux pays du Tiers Monde un dixième des sommes qu'il consacre à l'armement, le problème dont tu parles serait résolu?
La R : Oui, je sais; beaucoup de problèmes seraient résolus, en partie au moins.
D : Sais-tu que l'Ethiopie, dont tant de fils en bas-âge meurent de faim, entretien une des armées les plus chères d'Afrique?
La R : Oui, Etrenel (des Armées), c'est déplorable. Crois bien que si nous pouvions, à "La Raison", changer cette situation d'un coup de baguette magique... Mais nous ne sommes pas tout-puissants, nous.
D : Pas d'insinuation ! Je répète que je répète le libre arbitre de ma créature.
La R : Moi, j'ai envie de répéter qu'on peut se demander si une créature, justement parce qu'elle est telle, dispose d'un libre arbitre, mais passons... Donc, tu laisses faire parce que le coupable, c'est l'Homme.
D : Exactement !
La R : Soit, Mais ça ne te remue pas les tripes quand tu observes tous ces corps décharnés et déformés, ces enfants de cinq ans pesant cinq kilos, ces visages où il ne reste plus que des yeux hagards qui implorent? N'as-tu pas envie d'oublier tes grands principes?
D : Je suis pur esprit, je n'ai pas de tripes.
La R : Pardon. Je veux dire : ton coeur de père n'est-il pas ému ?
D : J'avoue que parfois je suis tenté, si je puis dire, de faire un geste. D'ailleurs, ceux qui croient en moi me prient de le faire. Mais les principes sont les principes. Les hommes ont choisi la voie du mal, il est normal qu'ils en subissent les conséquences. Car si je suis Amour, comme je l'ai affirmé, et Liberté, comme je l'ai expliqué, je suis aussi Justice. Le salaire du péché, c'est justement la mort (Rom. VI, 23)
La R : J'entends bien mais, vois-tu, ce que nous ne comprenons pas, c'est que les petits enfants dénutris, diarrhéïques, deshydratés, meurent avant d'avoir eu le temps de pécher. On a un peu l'impression que ce sont des innocents que tu fais payer pour les coupables.
D : C'est dans la logique divine. Mon fils bien-aimé, et unique, n'est-il pas le grand innocent qui a payé pour les coupables?
La R : Oui mais il était adulte, vacciné et consentant. Les petits Ethiopiens, eux... ils ne sont même pas vaccinés !
D : "Les pères ont mangé des raisins verts et les enfants ont eu les dents agacées". Toi qui connais bien mes Ecritures, tu devrais le savoir. Tu sais aussi que j'ai fait écrire par mon prophète de service : "Je punis les fautes des pères sur les enfants jusqu'à la quatrième génération" (Jér. XXXI, 29 - Ex. XXXIV, 7)
La R : On se demande bien quel genre de raisin vert ont pu manger les loques de parents de ces misérables créatures et quelle faute le Gallas ignare a bien pu commettre pour que ses fils la paie si cher.
D : Les petits Noirs peuvent très bien payer pour les fautes de l'homme Blanc, riche, instruit, informé et consciemment pécheur. Après tout, ils ont en Adam un ancêtre commun.
La R : Mais tu as fait écrire aussi que 'les fils ne paieraient pas pour la faute de leurs pères", ce qui fait dire à certains, entre parenthèses, que dans ta bible on trouve tout et le contraire de tout.
D : Tu me rappelles Satan qui citait les Ecritures pour tenter mon fils dans le désert. Mais tu ne m'auras pas. Je ne cèderai pas, dans le désert (du Sahel), justement.
(A ce stade de l'interview, Dieu manifeste quelques signes d'agacement)
La R : Est-ce qu'on peut poursuivre, Seigneur?
D : Ouais.. Mais je te préviens, je ne me laisserai pas émouvoir.
La R : Si tu voulais, pourrais-tu, d'un coup de baguette magique, faire en sorte que tous les bébés menacés de mort en Afrique, en Asie, en Amérique Latine et ailleurs se retrouvent soudain dans des berceaux dorés, tout grassouillets, choyés et bichonnés, pareil au prince Henry à Londres ou au prince Andrea à Monaco?
D : Quelle question ! TRu sais bien que je suis Tout-Puissant ! L'idée de me mettre une baguette magique entre les mains est insultante. Je n'ai pas besoin de cet instrument pour tout changer si je veux.
La R : Mais tu ne le veux pas et tu nous as dit pourquoi. Admettons, au risque de choquer bien des lecteurs de notre journal, que tu aies raison de laisser, au nom de ta conception de la liberté et de la justice, ces innocents mourir de faim. Les principes sont les principes. Mais devant tant d'horreur, de larmes, de détresse, devant la lâcheté de l'Homme aussi, son choix du "Mal" qui semble bien définitif, ne serit-il pas temps, enfin, de t'appuyer très fort sur tes principes jusqu'à les faire céder? Et donner, enfin, la priorité à la compassion plutôt qu'aux principes? Tu retirerais ainsi la possibilité à l'un des nôtres, qui taquine la Muse, de s'indigner ainsi :
Pour les millions d'enfants démunis de tout bien
Qui périssent de faim ou de tuberculose,
Honte soit aux humains qui ne font pas grand chose,
Mais honte soit surtout à Dieu, qui ne fait rien.
D : Oui, cet impudent-là, je le connais. Il ne perd rien pour attendre. Je le punirai un jour. C'est le même qui a écrit, de façon encore plus blasphématoire :
Si un Dieu existait
N'importe où, quelque part,
Rien d'autre il ne serait
Qu'un triste salopard.
Ma pitié ne se manifeste pas de la même manière que la vôtre et je le répète : "mes voies ne sont pas vos voies et mes pensées ne sont pas vos pensées". J'ajoute que je n'éprouve nulle envie de vous les faire comprendre. Même mes plus fidèles adorateurs n'y comprennent rien.
La R : Il y a longtemps que nous nous en sommes aperçus. Mais une chose au moins est nette dans ton attitude : tu n'interviendras pas et tes raisons nous paraissent claires, bien que nous ne les approuvions pas et que même elles nous indignent. Mais alors nous nous demandons : pourquoi dans leurs prières quotidiennes les chrétiens te demandent-ils, te supplient-ils,
Suite de l'interview de Dieu à La Raison
de "nourrir ceux qui ont faim"? Pourquoi te demandent-ils ce qu'ils savent que tu ne veux ni ne vas faire?
D : C'est à eux qu'il faut poser la question
La R : Nous le faisons, mais ils ne nous répondent pas. Il semblerait qu'ils n'aient rien à répondre.
D : Ce qui est sûr, c'est qu'ils perdent leur temps. Ils ne m'ébranlent pas; tu peux constater que la situation du Tiers Monde ne cesse de se dégrader sans que je lève le petit doigt, même pas pour limiter les dégâts. Les prières des chrétiens à ce sujet sont plus que vaines, elles sont contraires à ce qu'ils savent être ma décision. Et si je devais agir, je n'aurais pas besoin qu'on me le demande. Je vais même te dire que parfois leur insistance m'agace.
La R : Enfin, ma dernière question.Pourquoi ce déséquilibre dans ton châtiment entre le Nord et le Sud? Pourquoi relativement peu de morts dramatiques de bambins dans les pays blancs et industrialisés et beaucoup, beaucoup trop, au sud du trente-cinquième parallèle où le dénuement lui-même retire considérablement de possibilité au péché de se manifester?
D : Un jour, "je porterai à la lumière les choses cachées" et les hommes, enfin, comprendront. En attendant, ils n'ont qu'à se soumettre, obéir et m'adorer.
La R : Seigneur, merci de nous avoir accordé tout ce temps
D : De rien. J'ai tout mon temps; J'rai même l'Eternité.
La R : Alors j'en profite et je pose la toute dernière ?
D : D'accord.
La R : Comment expliques-tu que tant de gens, pas sots par ailleurs, apparemment normaux, sensibles, aimant les enfants et les animaux, prêts à faire beaucoup pour soulager la misère sans s'enquérir des responsabilités, des culpabilités et des principes, peuvent croire que tu existes et même s'imaginer qu'ils t'adorent ?
D : Volià la colle que je redoutais. Tu m'as eu ! Car je me pose moi-même souvent cette question et, je l'avoue, devant tant d'incohérence, je reste baba.
Pardon pour la coupure en deux morceuax de ce texte, due à une fausse manoeuvre.
Complément de réponse à Sylvain qui souhaite que "Dieu me bénisse" : S'il existait un "dieu" capable de "bénir" (ce qui n'est évidemment pas le cas!) pourquoi lui demander de "me bénir", moi qui ne manque de rien au lieu de lui demander de "bénir" (par exemple) le million d'enfants qui, en 2007, dans le monde, mourront des suites du paludisme. Sans parler des autres qui meurent d'autres maladies ou de faim. Pourquoi Sylvain n'exprime-t-il pas le voeu qu'il les "bénisse', plutôt que moi ? Peut-être parce qu'il sait d'avance qu'il ne le fera pas et que de toute façon, ils mourront (dans d'atroces souffrances). Comment peut-on ainsi s'aveugler dans le seul but, conscient ou non, de se sentir "protégé" par une illusoire divinité? Gaspard
"Le pendu et le chrétien Le 30 décembre, un homme a été pendu à Bagdad, sans bénéficier du salut de Jésus-Christ. A Washington, un autre homme, chrétien celui-là, et même davantage : chrétien "évangélique", né de nouveau, racheté de Jésus-Christ, converti, dépouillé du vieil homme, né à une vie nouvelle, lavé de ses péchés dans le sang de Jésus, enfant de Dieu, frère en Christ, en recherche permanente de la sanctification "sans laquelle nuil ne verra le Seigneur" (Hébr XII, 14), disciple de celui qui a dit "aimez vos ennemis", s'est félicité de cette pendaison. Il aurait seulement voulu qu'elle fût " plus digne". Vous n'êtes pas dégoûté avec moi par le bigotisme, les croyances, les religions? Gaspard
Le texte qui suit sera écrit en trois parties, à cause des coupures dont je fais l'objet sur ce blog si le texte est long.
Conseils sur la conduite à tenir face aux dits "témoins de Jéhovah". Parmi les religions et sectes, les "témoins de Jéhovah" sont de celles qui progressent le plus. Cela est dû à une puissante organisation de propagande. Ils en sont même à démarcher par téléphone! Leur méthode la plus courante consiste à faire du porte à porte. Chacun a eu ou aura l'occasion d'être sollicité par ces "témoins" qui vont par paires "Tour de Garde" et bible en mains. Leur argumentation est peaufinée et souvent leur interlocuteur est désarçonné. Comment leur tenir tête, les confondre et s'en débarrasser? Si vous partagez mon incroyance, je vous propose la méthode que, personnellement, j'utilise (à suivre)
Face aux "témoins de Jéhovah" (suite 2) Dans les cas où ils déclarent approuver l'ordre de génocide de "Jéhovah", je leur indique que je n'ai rien à écouter de quelqu'un qui approuve le massacre de tout un peuple, y compris les femmes, les enfants, les nourrissons, les vieillards et jusqu'aux ânes et chameaux et je les prie de prendre la porte. S'ils déclarent désapprouver ce massacre, je refuse d'aller plus loin dans la discussion tant qu'ils ne m'expliquent pas comment on peut désapprouver un geste dd "Dieu" et "témoigner" en même temps de l'amour et de la justice de ce même "Dieu". Je ne ma laisse imposer aucune argumentation tant qu'ils n'ont pas répondu à cette question ce que, bien sûr, ils ne peuvent faire. Dans tous les cas, je les quitte en leur déclarant (mais tous n'apprécient pas cet humour) que moi aussi je suis, de "Jéhovah", un témoin........à charge ! Gaspard
Bonjour,
Tout d\\\'abord bravo pour votre texte et votre cri de révolte face à l\\\'injustice. Personnellement je suis une croyante dans l\\\'incertitude, c\\\'est-à-dire que j\\\'aimerais croire en un Dieu d\\\'amour et j\\\'espère encore - malgré tout - qu\\\'il y a "quelque chose" ou "quelqu\\\'un" mais je souffre aussi beaucoup de voir l\\\'injustice et la souffrance des autres et je suis souvent découragée. Je voudrais quand-même prendre la défense de mes amis croyants. Ceux que je connais ne sont pas enfermés dans une tour d\\\'ivoire ou un petit bonheur indifférent. Ils sont plutôt engagés pour plus de justice et sont conscients de se qui se passe dans le monde. J\\\'ai connu une religieuse qui travaille au Brésil dans une favela, et qui voit toutes sortes de situations intolérables. Elle m\\\'a dit un jour qu\\\'elle "espérait contre toute espérance". Evidemment on peut trouver ça stupide et ne pas être d\\\'accord, mais ce serait quand-même une injustice de plus de considérer tous les chrétiens comme des imbéciles heureux, persuadés que leur bon Dieu est là pour leur arranger leurs petites affaires.
bonne année
Gabrielle